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Processus de gestion du DIF, communication, financements… les bonnes pratiques - Les exemples d’Areva et de la Banque de France

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54 % des entreprises privées se déclarent pro-actives sur le DIF contre seulement 3 % se qualifiant elles-mêmes de restrictives, d’après une enquête.

 

Pour Christophe Guillery, de la DRH d’Areva, « nous constatons une véritable explosion de la demande de formations par le biais de ce dispositif ».

 

Areva comptabilise, en effet, 30 heures de formation par an et par salarié. A la Banque de France, où existe une importante tradition de formation, on se donne pour objectif de repositionner les dispositifs de formation afin que ces derniers constituent des outils pour les salariés. « Bien que nous soyons un organisme public, notre politique de formation relève du Code du travail. Nous formons annuellement 6 % de nos salariés. Le souci était que, dans quelques cas, certains avaient tendance à confondre formation et vacances. Le dispositif du DIF permet de les impliquer davantage dans le choix de leurs apprentissages », annonce Pierre Besson, de la direction des ressources humaines.

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Les évolutions du DIF et de son financement

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La réforme de la formation résultant de la loi du 24 novembre 2009 introduit des bouleversements considérables dans le financement paritaire de la formation : mise en place du FPSPP, contribution de 13 %, réduction des financements sur certains dispositifs, besoin de financements pour la portabilité, etc. Le DIF en tant que tel, ou le DIF prioritaire de branche, disposera à l’évidence de moins de crédits réservés, explique Jean-Pierre Willems, consultant et expert en formation lors de son intervention le 18 mars aux quatrièmes Trophées du DIF.

Il ne sera donc plus possible pour les entreprises qui ont basé le développement de leur politique DIF sur le financement par l’Opca de poursuivre dans cette voie. Par ailleurs, si les partenaires sociaux demandent de ne pas s’arrêter sur la faible part réservée à ce jour par le FPSPP à la portabilité du DIF (20 millions d’euros sur plus d’un milliard de recettes), ce chiffre étant révisable, il n’en reste pas moins que le message envoyé aux Opca n’est pas celui d’une couverture garantie des besoins en matière de portabilité.

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Trois quarts des entreprises déclarent devoir améliorer l’accès de la formation aux seniors

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La gestion des seniors, du fait de l’allongement de la vie professionnelle, devrait être au cœur des préoccupations des entreprises.

 

L’enquête « Panorama RH, les seniors au travail : quelle gestion pour quel emploi ? », menée par l’Ifop auprès d’une centaine de responsables RH pour le compte du cabinet conseil Bearing Point [1] et rendue publique le 16 mars, montre que si 70 % des DRH évoquent la nécessité d’anticiper les pertes en compétences dues aux départs comme la première motivation pour prendre des mesures, 56 % avouent que c’est la contrainte règlementaire qui les y poussent.

 

Si la formation est un véritable pivot de l’employabilité des seniors, son accès ne leur est pas garanti. 75% des entreprises interrogées estiment devoir instaurer aujourd’hui des actions de développement des compétences et des qualifications et améliorer l’accès à la formation des seniors.

 

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Contribution au FPSPP : "2010 sera une année de transition au cours de laquelle les acteurs devront gérer les difficultés" (Joël Ruiz, directeur Agefos-PME)

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En marge de la 11ème Université d’hiver de la formation professionnelle qui s’est déroulée à Arles les 27, 28 et 29 janvier, le directeur d’Agefos-PME a accordé un entretien à l’"Inffo Formation" où il précise l’impact sur son Opca et les entreprises — notamment les grandes organisations — de la contribution au Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

 

Centre Inffo - Suite à la loi du 24 novembre 2009, le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels percevra une contribution (5 à 13% du 0,9 % du plan de formation) des Opca. Quelles en sont les conséquences pour l’Agefos-PME ?

 

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La formation au cœur des mesures pour préserver l’emploi des seniors

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Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’Emploi l’a réaffirmé lors du colloque « Quelles actions pour recruter et maintenir les seniors dans l’emploi ? » organisé le 22 octobre par l’association IMS entreprendre pour la cité [1] :

 

« La formation est essentielle, IMS entreprendre pour la cité [1] : « La formation est essentielle, IMS entreprendre pour la cité [1] : « La formation est essentielle, parce que c’est ce qui...

 

Emploi des Séniors : un guide pratique pour aider les entreprises

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Il reste 3 mois aux entreprises concernées pour négocier ou mettre en place un plan d'action seniors évitant une pénalité de 1 %.

Le 1er janvier 2010, les entreprises comptant au moins 50 salariés (ou appartenant à un groupe de 50 salariés et plus) qui n’auront pas mis en place un accord seniors ou un plan en faveur de l’emploi des seniors, devront s’acquitter d’une pénalité de 1 % des rémunérations.

 

Les accords ou plans doivent obligatoirement comporter :

 

  1. un objectif chiffré global de maintien dans l’emploi des salariés âgés de 55 ans et plus ou de recrutement des salariés âgés de 50 ans et plus;
  2. des dispositions favorables au maintien de l’emploi et au recrutement des seniors dans au moins 3 des 6 domaines d’action suivants :
  • le recrutement des salariés âgés dans l’entreprise;
  • l’anticipation de l’évolution des carrières professionnelles;
  • l’amélioration des conditions de travail et la prévention de la pénibilité;
  • le développement des compétences, des qualifications et l’accès à la formation;
  • l’aménagement des fins de carrière et la transition entre activité et retraite;
  • la transmission des savoirs, des compétences et le tutorat.

 


A Lire : Le guide pratique des Séniors  (Source MEDEF)

 

Lire le décret : Décret n° 2009-560 du 20 mai 2009

 

Voir :  le site du Ministere du travail dédié à l'emploi des séniors

 

Le Sénat adopte à son tour la loi sur l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie

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La Haute Assemblée a adopté définitivement hier 14 octobre les 62 articles de la loi par 187 voix pour et 131 contre, sans aucun changement par rapport au texte adopté la veille par les députés. Pour les 25 décrets qui doivent compléter la loi, Laurent Wauquiez a annoncé les priorités : la mise en place du FPSPP au 1er janvier 2010 et la mise sous tension progressive des OPCA. L’année 2010 sera aussi consacrée à "la traque implacable des dérives sectaires".

Lors de lors interventions, les sénateurs toutes tendances confondues, ont regretté - comme l’avaient fait les députés la veille - la procédure d’urgence retenue. Ils estiment qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour approfondir les débats. Jean-Claude Carle, le rapporteur de la Commission spéciale du Sénat sur le texte estime que "deux lectures dans chaque assemblée auraient été utiles" et Annie David (groupe communiste), considère que "la longue et âpre commission mixte paritaire a procédé à une véritable seconde lecture du projet de loi, à ceci près que le débat n’était pas public".

 

Evoquant les conventions triennales qui doivent être conclues entre l’Etat et les Opca, Jean-Claude Carle précise que ces dispositions "s’appuient sur le contrat et la confiance, et non sur la contrainte". Confiance encore aux partenaires sociaux, poursuit-il, de la Commission mixte paritaire qui a rétabli le texte adopté par l’Assemblée nationale en ce qui concerne la répartition entre plan de formation et contrat de professionnalisation pour l’abondement du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels et renvoie cette répartition à la négociation de branche. Cependant, avertit-il, "nous veillerons à ce que les contrats de professionnalisation ne soient pas remis en cause". Confiance toujours de la CMP "qui a supprimé la présence de personnalités extérieures au sein des OPCA, prévue par le Sénat". Il assure que "le texte contient de nombreux instruments susceptibles de moderniser en profondeur notre système de formation professionnelle". Et ajoute : "il faut maintenant que les acteurs de la formation professionnelle se l’approprient et le fassent vivre".

 

Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi rappelle que pour lui, l’emploi "doit être le seul objet de la formation professionnelle afin que celui qui a un emploi le conserve, que celui qui veut progresser vers un meilleur emploi puisse le faire, que celui qui a perdu son emploi en retrouve un". Et de souligner : "dans un univers peu lisible, où s’est perdu le sens de l’efficacité et de l’évaluation et qui prête le flanc à tous les lobbies, il était temps de procéder à un rappel à l’ordre. Nous le faisons à trois niveaux. En premier lieu, de 100 qui existent aujourd’hui, nous ramenons à 15 les organismes collecteurs agréés qui devront offrir un meilleur service de proximité, rendre des comptes tous les trois ans et se soumettre aux règles communes de la concurrence et des délais de paiement. En deuxième lieu, nous assurons un meilleur contrôle de l’offre. Est-ce manquer de lucidité ? Nous avons laissé prospérer des officines ouvrant sur toutes les dérives sectaires. Nous mettons en place un dispositif pénal pour y remédier. En troisième lieu, nous remédions au défaut de pilotage et d’évaluation en assurant une meilleure coordination des acteurs tant au niveau national, via une convention-cadre qui définit les priorités, qu’au niveau régional par une méthode originale de contractualisation des plans régionaux de formation, étant entendu qu’il ne s’agit nullement de revenir sur la décentralisation mais bien de mieux coordonner les acteurs". Le secrétaire d’Etat se réjouit aussi des avancées concrètes issues d’amendements parlementaires : la simplification du système, avec la portabilité du DIF ; les mesures en faveur de la formation dans les PME ; la meilleure articulation entre formation initiale et continue au travers du délégué à la formation et à l’orientation ; la mise sous tension des OPCA au travers des conventions triennales d’objectifs ; pour les jeunes, les apports de l’Assemblée nationale ont été ici complétés grâce à la simplification de l’enregistrement des contrats d’apprentissage et une meilleure prise en compte des « décrocheurs ».

 

Laurent Wauquiez renouvelle sa proposition faite la veille aux députés d’une séance de travail réunissant les partenaires sociaux et la représentation parlementaire "pour réfléchir ensemble à la jurisprudence progressive que nous devons construire".

 

Christiane Demontès (Rhône, groupe socialiste), qualifie le projet de loi de "texte patchwork" et affirme que l’ANI du 7 janvier 2009 "se trouve presque trahi". Même si elle reconnaît que la portabilité du DIF, la création d’un fonds paritaire, l’extension des contrats de professionnalisation aux titulaires de minima sociaux ou aux bénéficiaires de contrats aidés constituent des avancées. Cependant elle regrette qu’il n’évoque pas l’articulation entre formation initiale et continue, "sinon à l’article 2 qui n’a qu’une simple portée déclarative", ni ne comprenne d’avancée sur l’apprentissage ou la validation des acquis de l’expérience, "qui reste trop confidentielle". Elle réaffirme son opposition aux dispositions concernant le droit à l’orientation qui "n’apportent aucune réponse aux besoins des jeunes et des adultes qui doivent être accompagnés dans leur parcours d’orientation.", estimant que "le Gouvernement a ajouté de la confusion à la complexité en ce qui concerne les compétences du délégué interministériel à l’information et à l’orientation". Elle s’insurge encore contre "la remise en cause de l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans" via l’amendement qui prévoit que des jeunes de 15 ans pourront intégrer un CFA pour suivre une formation sous statut scolaire. Faisant référence à l’Afpa, elle déplore que le texte "marque une nouvelle étape dans l’entreprise de destruction du service public et, plus spécifiquement, de celui de l’emploi". Enfin, elle conteste "la recentralisation du pilotage de la formation professionnelle contre l’avis des partenaires sociaux qui estiment que les conseils régionaux n’ont pas démérité, loin de là".

Jean-Pierre Plancade (Haute-Garonne, groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen), malgré les avancées qu’il reconnaît au texte, analyse que celui-ci "qui est censé préparer nos jeunes et les salariés au XXIe siècle" le fait encore "avec l’état d’esprit, les critères et les analyses du XXe siècle". C’est pourquoi il reste persuadé qu’il "reste à inventer une loi sur la formation professionnelle pour ceux qui auront 35 ans ou plus en 2050".

 

Voir le texte de la loi adoptée le 14 octobre par le Sénat

 

89% des DRH considèrent la formation « rentable »

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Adopté définitivement dans la nuit du 14 au 15 octobre, le projet de loi sur l’orientation et la formation professionnelle n’a pas encore un très fort écho auprès du grand public et des entreprises. C’est du moins ce que révèle une enquête du Fafiec (Opca des métiers de l’informatique, de l’ingénierie, du conseil et des foires et salons), rendue publique mercredi 14 octobre.

 

« La majorité (61%) des personnes interrogées n’est pas au courant de la réforme de la formation professionnelle en cours. La tendance est la même au sein des entreprises relevant du Fafiec (66 %) », indique l’enquête.

 

Autre enseignement de cette étude, 89% des DRH considèrent que « dans le cadre de leur entreprise la formation est rentable ». Enfin, 40% des DRH attendent de la réforme de la formation professionnelle une meilleure prise en compte des spécificités des bassins d’emploi

 

Par ailleurs, 51% des entreprises qui se disent directement touchées par la crise estiment que la formation professionnelle contribue fortement à se préparer pour la relance. Ce taux s’élève à 59% pour les entreprises de la Branche des métiers de l’informatique, de l’ingénierie, du conseil et des foires et salons, puisque cotisantes au FAFIEC.

 

Et 85% considèrent que dans le cadre de leur entreprise la formation est rentable (90% pour les entreprises cotisantes au FAFIEC). 83% estiment que la formation professionnelle est une manière efficace de répondre aux besoins économiques et sociaux des salariés et des entreprises (91% pour les entreprises cotisantes au FAFIEC)

Enfin, le plan de formation et le Droit Individuel à la Formation (DIF) sont considérés comme les dispositifs de formatio

n les mieux adaptés pour contribuer aux développements des entreprises avec respectivement 58% et 49%.

Source Le Quotidien de la Formation

 
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